Pascal Denis, coach des Suprêmes: "Je crois que je ne réalise pas encore à 100%"

Les Suprêmes Seniors sont les champions du monde 2022 de patinage synchronisé. Représentant le Canada, l'équipe a remporté sa toute première médaille d'or. Pascal Denis, l'un des entraîneurs de l'équipe, revient sur cette victoire.

Pascal Denis, accompagné d'Amélie Brochu. Les deux coachs des Suprêmes seniors dans les gradins du FirstOntario Center d'Hamilton après la compétition. (Credits: Amélie De Tomi - 2022)
Les SuprĂŞmes, championnes du monde 2022. En tant que coach, comment vous sentez-vous?

Pascal Denis: Je crois que je ne rĂ©alise pas encore Ă  100% (rires). Bien sĂ»r, ce n'est pas une surprise dans le sens oĂą ce qu'elles ont prĂ©sentĂ© ce week-end est fidèle Ă  ce qu'elles font Ă  l'entraĂ®nement. Et elles ont Ă©tĂ© portĂ©es par la foule. Il y avait une Ă©nergie en plus. 

C'Ă©tait seulement la 2ème compĂ©tition de l'Ă©quipe cette saison... 

Oui! C'est pour cela que c'était difficile de se situer et de faire des prédictions. En plus, nous n'avions que des scores nationaux.

Qu'avez-vous dit à l'équipe après le programme libre?

Je leur ai demandĂ© si elles avaient eu du plaisir sur la glace. C'est ça dont elles se rappelleront toute leur vie. La mĂ©daille, c'est tellement mĂ©ritĂ©, mais c'est finalement qu'un plus... OK, c'est un gros plus (rires)

Les Suprêmes - Programme libre (Crédits: Sean McKinnon - 2022)
Voici dix ans que vous avez repris Les Suprêmes seniors avec Marilyn Langlois et Amélie Brochu. C'est une belle récompense! 

Absolument! On s'est toujours dit que ça arriverait un jour, mais on ne savait pas quand. Chaque personne qui a fait partie du chemin des Suprêmes y est pour quelque chose. Cette victoire c'est grâce à chacune et chacun car tout le monde, engagé de près ou de loin, a permis d'améliorer l'équipe. Beaucoup d'anciens patineurs étaient présents dans les gradins ce week-end à Hamilton. Tous ont participé au succès de l'équipe.

Les Suprêmes - Programme court (Crédits: Sean McKinnon - 2022)
Laurie DĂ©silets est la capitaine des SuprĂŞmes depuis neuf ans. Elle a un parcours extraordinaire et fait plein de sacrifices. Elle a apportĂ© beaucoup Ă  l'Ă©quipe en stabilitĂ©, en calme, en motivation et en persĂ©vĂ©rance. Elle a su montrer le chemin et c'est une grosse partie du succès aussi. 

Une médaille d'or... ça va changer quelque chose pour l'équipe, le club, le Québec?

J'espère que cela motivera les jeunes patineurs canadiens Ă  s'embarquer dans la synchro. Avec la pandĂ©mie, la discipline a forcĂ©ment eu un peu moins d'intĂ©rĂŞt car c'est un sport d'Ă©quipe et ça a Ă©tĂ© plus compliquĂ© avec les restrictions. Mais je souhaite vraiment que cela incitera la relève Ă  commencer. Cela sera, Ă  coup sĂ»r, un beau coup de boost pour la synchro au Canada. Une mĂ©daille d'or, ça fait rĂŞver! 

L'histoire du drapeau

Ce week-end sur le podium, c'est un drapeau canadien un peu particulier qui a été brandi. Il s'agit du drapeau de 2003 qui avait vu Les Suprêmes remporter une médaille mondiale (en bronze) pour la première fois.

Ce drapeau a également une valeur sentimentale supplémentaire pour l'équipe puisque, il y a 19 ans, les coaches Marilyn Langlois et Amélie Brochu patinaient justement dans l'équipe à ce moment-là.

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